jeudi 22 octobre 2026

Bielsa




Suite des vacances et suite des découvertes de falaises de renom.
Direction les Pyrénées et les falaises de Bielsa, Las Devotas et Foz de la canal. Entre 2 jours de grimpe, il s'est trouvé qu'on a fait un jour de repos un dimanche de haute affluence à la falaise.
J'en ai profité pour sortir l'appareil photo transformer ma journée de repos en journée de pendouillage sur corde et immortaliser quelques bons moments d'escalade.

Hypolite et Pierre essayent 'Max-ibon', 9a. A priori une bonne base de rési, suivi d'un repos, d'une section foireuse, et d'une fin plus tranquille comme souvent à Bielsa.

Et on commence avec Hypolite sur les prises Sharmantes du début de la voie, qui mettent une petite ombre au tableau de ce qui semble une voie assez majeure si on oublie ces bricoles.

Rési, 

Rési, sous l'œil du padre.

Rési sur belles petites colos

Rési sur pince et arquées, 

Rési gonflage de joue, 

Rési les pieds hauts,

Rési les yeux fermés,

Rési la langue sortie, 

Tu vois assez gros là ?

Sinon j'ai celle là

Ou une pour voir la langue, 


Rési moustache, 


Rési déter, 


Rési rando ?

Rési à l'arrivée du soleil, 

Rési oeil du tigre, 


Et en fin de rési, Pierre crie si fort que ça fait sortir une veine sur son biceps.



Et nous voilà dans la section esthétique et plus facile, surtout pour les albatros.


PLus haut, plus facile, mais toujours concentré



On se tourne vers la gauche et on trouve Xan dans 'Aurore Boréale', 8a de renommée dans ce secteur.



Et en tirant un peu plus sur la gauche les sapins prennent le dessus sur les bons runs de Nathan dans 'Tilt', 8b.



Pas si mal les Pyrénées ! 



 

dimanche 18 octobre 2026

Escalade à Baltzola

Les vacances nous mènent au pays basque pour quelques visite, dont bien évidemment une révision inévitable des classiques de l'histoire de l'escalade.
Nous voici donc quelques jours à Baltzola pour découvrir un peu la source de plusieurs des ascensions à vue marquantes. Pour ceux qui n'ont pas révisé, White Zombie 1er 8c à vue par Yuji Hirayama, et Il Domani 1er (pour les puriste) 9a à vue par Adam Ondra.

En bref, on n'est pas très loin de Bilbao donc une comparaison avec le Guggenheim est évidemment tout à fait à propos, et franchement Baltzola fait bien le poids. Du point de vue du bâti, les courbes sont élégantes et atypiques, Baltzola semble un peu plus robuste mais on découvrira quelques jours plus tard à Sabart que le principe de la structure n'est pas aussi unique que le Guggenheim. Du point de vue des oeuvres présentées, l'avantage de Baltzola est que toutes les oeuvres ont un titre et on trouve une belle variété de sculptures. Modelages, Bas reliefs, Hauts reliefs, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous mais taux de réussite est comparable au Guggenheim qui est plus axé sur la peinture et les collages.


Je vous laisse donc avec une photo de Baltzola, dans "Planeta renco y los turistas", 8a.


Et une photo d'Elise qui tente un a vue au Musée mais on a oublié le titre.


On se retrouve bientôt dans les pyrénées.

 

mercredi 8 juillet 2026

Rocher Badon, Forme Olympique [8b]

 

Suite à un magnifique but l'an dernier, nous revoilà au rocher badon pour en découdre.
Effectivement, depuis qu'on avait pu remplir notre gourde dans le cascade formée sur la première longueur l'an dernier, on était à l'affût d'une période de sécheresse caniculaire pour essayer de grimper dans cette voie. La tarte aux myrtilles ramassées au dessus du refuge de la combe Madame était très bonne mais comme on n'est pas vraiment des randonneurs, 1h30 de marche pour 1 tup de myrtilles ne nous avait pas paru vraiment rentable.

On dirait bien que le début d'été 2026 n'est pas en reste sur le plan des canicules. Donc à défaut de se rassurer sur l'avenir de notre espèce, on en profite pour aller profiter du granit et de la fraicheur de Belledonne.

Grâce à l'expérience de l'an dernier, on sait que la marche est quand même longue, et il y a quand même bien 1h de route depuis Grenoble, et grâce aux copains qui y sont allés récemment on sait que le soleil arrive vers 14h au moins dans le haut de la voie.
Donc on dine à Grenoble et on glisse un duvet et un tapis dans notre sac pour profiter d'une nuit à la fraiche.

Parking 22h, vers 23h30 on se trouve un coin pas loin du refuge pour dormir et c'est parti pour une nuit étoilée jusqu'à 6h45. Petit dej minimaliste et c'est parti pour les 30 mins qui nous séparent du début de la voie.

En gros le temps d'arriver, de s'organiser un peu et de se lancer on décolle vers 8h.

L1, 7c, ça donne le ton, pas de pieds et du super rocher. Après une collection de petites erreurs de méthode c'est une erreur dans un des derniers mouvements durs du 7c qui ramène Gabriel dans le baudrier. Donc redescente pour ne pas abdiquer dès la 1ere longueur et c'est au tour d'Héloïse de se faire une petite montée pour trouver les mouvs. 
Ensuite ça enchaine en moule pour Gabriel, bonne chose de faite.

L2 - 7c+, de la bonne dalle sur pieds plats. L'enchainement à vue en essayant de donner une impression d'aisance a dû convaincre Héloïse de tenter sa chance flash, dommage chute quasi au dernier mouv.






L3 - 7a+, rocher collector. On s'est bien fait avoir, les sections qui ont l'air dures ne le sont pas tellement et les sections qui ont l'air faciles non plus.

L4 - 7b+, ça louvoie et ça grimpe assez continuellement. Pas de grosses surprises, il faut juste ignorer le relai descente et continuer son chemin.





Ensuite il n'y avait plus beaucoup de piles dans l'appareil photo, donc on a grimpé et il faudra que vous alliez voir pour vous faire un avis sur la vue.

L5 - 7a+, un bon petit pas au début et ça déroule sur du top rocher
L6 - 7b (indiquée 7b+ mais pas très cohérent avec le reste), encore du bon rocher et des prises à trouver
L7 - 7c+ (indiquée 7c mais pas cohérent non plus), un bon bloc au départ, et ne pas sous estimer la fin, le rocher est nettement moins bon que dans les longueurs d'avant
L8 - 7b+, petite longueur pas si mal, pas évident de trouver la méthode pour rétablir à vue. Encore une raison de refaire une longueur.
Arrivés en haut le soleil à commencé à arriver, vers 14h
L9 et L10, 6b sympa pour sortir au sommet.

Sommet vers 15h. On en profite pour un petit casse croute et hop on redescend de l'autre côté par les rappels indiqués sur le topo CampToCamp. 2 Rappels, une descente à pied de goulet, une ballade dans le pierrier, une visite dans les myrtilles pas encore sorties. On récupère nos duvets vers le refuge, et on rentre à la maison pour le diner.

Le topo avec la photo pour les plus visuels d'entre nous.


samedi 27 juin 2026

De l'angoisse à la Balme

Les illustrations complémentaires de ma motivation du moment pour la chose bloggistique.

On commence par profiter du printemps bien humide à Grenoble pour proposer une rare immortalisation de grimpe au mur de l'angoisse.

Léon se casse les dents dans 'rêve de plâtre', 8a+ pas commode.


Et on continuer par un milieu de printemps particulièrement sec, qui nous a permis de grimper à la Balme très tôt dans la saison. Et d'observer l'inoxidable Mathieu dans ses révisions de 'La corde a sauter', 8b/+ pour une énième nouvelle extension qui promet du dévers et des pas durs.


Avec la moquette verte de début de saison en plus.

 

Les Lames, Guerre Crue, 9a?


Le début d'année 2026 a été bien pluvieux, mais la bastille n'a pas fondu.
Et en plus des bulles olympiques elle nous garde de côté une falaise à séchage ultra rapide, ce qui n'est donc pas du luxe.

En plus d'être sèches les lames nous gratifient d'un rocher majeur et unique, et il restait jusqu'à la mi-février un projet qui attendait une ascension depuis des années.

Quelques passionnés de dalle et de cuvette s'y sont cassé les dents, et les observateurs bien informés commencent à se demander si on n'a pas affaire à la dalle la plus dure du monde.

Il a donc fallu aller chercher un expert Belge de classe mondiale dans le registre, lui trouver un logement à Grenoble, et le convaincre qu'il n'y a pas d'abattoir sans lames bien affutées.
C'est chose faite et en première approximation les longueurs dures du Dawn Wall seraient plus dures que 'Guerre Crue'. Plus qu'à enchaîner vite fait bien fait alors.

Place aux images avant la suite de l'histoire.





On confirme, les dégaines touchent le mur !



Et les prises sont petites






Après les 15m de dur, plus qu'à "gérer" le 8a de 'Combat de rue',

 pas si simple grâce à un crux bien foireux.




Donc, on en était avec un Belge revenu spécialement d'Amérique en France pour essayer le projet en dalle le plus dur du monde. Et finalement c'était peut être pas la dalle la plus dure du monde.
Ce dont on est sûrs maintenant c'est qu'il a réussi la voie et pas les autres, et que malgré une expertise certaine ça a pris un certain nombre de séances.
Personne n'a encore osé se mouiller sur une cotation ferme, mais on a vu passer un 9a? et on attend le prochain expert avec impatience pour ajouter soin avis au débat !